Les dessous du sommet de djamena

Publié le par BOMONGO Lucé Raymond

Centrafrique: le président sud-africain, Jacob Zuma échoue à se faire entendre sur le processus de transition Le président sud-africain Jacob Zuma , lors du sommet des Brics en mars 2013. REUTERS/Rogan Ward Par RFI Jacob Zuma a annoncé le retrait des forces sud-africaines qui sont à Bangui à l'issue du sommet à N'Djamena consacré à la crise centrafricaine. En Afrique du Sud l'opposition et l'opinion publique alimentent la polémique sur l'humiliation infligée à l'armée sud-africaine et réclament des explications sur la décision d'envoyer des soldats pour soutenir le président Bozizé. Défaite militaire, mais aussi diplomatique, Pretoria n'est pas parvenue à faire entendre son point de vue dans l'élaboration du processus de transition. La semaine dernière, en marge du sommet des Brics de Durban, Jacob Zuma a réuni autour de lui plusieurs chefs d'Etats africains, notamment le Congolais Sassou Nguesso, le Tchadien Idriss Deby et le Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, qui préside l'Union africaine. Objectif : discuter de la nouvelle donne centrafricaine créée par l'arrivée au pouvoir du chef rebelle de la Seleka. Selon nos sources, le numéro Un sud-africain, appuyé par l'Union africaine, a tenté d'imposer un schéma destiné à mettre hors jeu Michel Djotodia en le remplaçant par le président de l'Assemblée nationale, Célestin Leroy Gaombalet. Une formule déjà appliquée pour la transition malienne. Mais l'idée a été rejetée. Le président de l'Assemblée centrafricaine est, en effet, un partisan pur et dur de Francois Bozizé et de son parti le Kwa Na Kwa (KNK, « le travail seulement le travail » en sango). Plusieurs schémas pour mettre hors jeu Michel Djotodia : échec Un deuxième schéma a alors été élaboré pour être présenté au sommet de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), mercredi dernier, le 27 mars 2013, à NDjamena : Michel Djotodia et le premier ministre Nicolas Tiangaye étaient évincés au profit d'un conseil presidentiel composé de 4 ou 5 personnalités dotées de tous les pouvoirs de l' éxécutif. Ce montage a également été repoussé par la CEEAC et les représentants de l'Union européenne et de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) présents a Ndjamena. Le maintien du tombeur de Francois Bozizé et de son Premier ministre pour conduire la transition à Bangui risque d'être interprété comme un revers diplomatique pour Jacob Zuma, le numéro Un sud-africain.
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Songo Eric 23/05/2013 15:52

La République centrafricaine pays de BOGANDA, continue d'être marginaliser par les chefs d'états de l'afrique centrale.La RCA est-il vraiment indépendant ? Pourquoi ce complot contre pleuple